Un peu d'Histoire

histoire du shiatsu - estampe japonaise

Le shiatsu s’inscrit dans les techniques manuelles ancestrales et particulièrement riches de l’Extrême Orient. Il puise ses sources dans deux pratiques ancestrales : le Kampô, qui est la technique manuelle ancestrale japonaise, et la médecine traditionnelle chinoise.

Le Kampô japonais se nourrit de la médecine chinoise, et est pratiqué dès l’ère Nara (au VIIIe siècle) par les moines bouddhistes, qui lui donnent une dimension supplémentaire spirituelle et philosophique. De ceci découle l’Anma ou Amma, pratique manuelle japonaise mêlée de médecine chinoise, et qui perdure des siècles durant, avant d’être quelque peu laissée de côté au XVIIIe siècle. C’est à cette époque que le Japon s’ouvre au monde et aux médecines et techniques occidentales.

Il faut attendre le début du XXe siècle pour que le mot Shiatsu apparaisse et que la discipline soit codifiée, par les premiers maîtres, à la fin de l’ère Meiji (1868 – 1912).

En 1930, le Ministère de la Santé japonais recense officiellement 300 techniques thérapeutiques, dont le shiatsu.

Enfin, le shiatsu est officiellement reconnu au Japon en 1955, et défini en ces termes par le Ministère de la Santé :

« Le Shiatsu est une technique qui utilise les doigts et les paumes des mains, pour exercer des pressions en des points déterminés, avec l’objectif de corriger des irrégularités de l’organisme, de préserver et d’améliorer l’état de santé et de contribuer à l’amélioration d’états morbides spécifiques. »

Le shiatsu fait son apparition en Europe dans les années 1970. Depuis 1997, il est l’une des huit approches alternatives reconnues comme « médecine non conventionnelle digne d’intérêt » par la résolution du 29 mai 1997 du Parlement Européen.